L’Afrique subsaharienne, nouvelle frontière des assureurs ?

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Depuis quelques années, l’Afrique suscite l’intérêt grandissant des acteurs de l’assurance, qui ont investi le secteur, mais non sans difficultés. À l’échelle mondiale, l’Afrique ne représente que 1,5 % du marché global, alors qu’elle pèse pour 13 % de la population mondiale.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Tout d’abord, la faiblesse des revenus moyens des particuliers. Avant de payer des cotisations d’assurance, il faut pouvoir manger, se loger, etc. Autant de priorités qui relèguent l’assurance dans la catégorie des dépenses « somptuaires » et donnent à beaucoup l’impression que les assurances obligatoires sont des taxes supplémentaires. La perception et la confiance dans les assureurs en pâtissent. À cela s’ajoutent un taux de bancarisation encore faible en Afrique subsaharienne et la vivacité des réseaux de solidarité traditionnelle. Malgré ses freins, l’assurance dispose d’un potentiel de développement important sur le continent, à condition que les acteurs privés adaptent leurs offres et leurs outils de distribution aux besoins et aux capacités contributives des Africains.

Ce nouveau numéro de Secteur Privé & Développement propose d’explorer les opportunités et les contraintes de l’assurance en Afrique, en présentant les analyses de plusieurs parties prenantes du secteur (assureurs, chercheurs, bailleurs, etc.).

Fondateur du groupe Activa, Richard Lowe nous offre une vue d’ensemble de l’assurance en Afrique (pages 6-8), tandis que Pathé Dione, fondateur du groupe Sunu, apporte lui un éclairage plus spécifique sur les marchés d’Afrique francophone (pages 15-17). Le secteur de l’assurance a le potentiel pour participer au développement de l’Afrique, estiment Garance Wattez-Richard et Amélie de Montchalin du groupe AXA (pages 9-12) : il contribue à stimuler la croissance, à accroitre la résilience des économies locales face aux évènements extrêmes et à favoriser la solidarité entre les individus. À cela s’ajoute sa capacité, pour l’instant limitée, à canaliser l’épargne des ménages et à investir à long terme dans les entreprises et les projets d’infrastructure en faveur du développement local, comme l’explique Frédéric Baccelli, directeur général d’Allianz Africa (pages 13-14).

L’essor de l’assurance en Afrique se fera notamment via la microassurance destinée aux actifs de l’économie informelle, et ce malgré les nombreux défis à relever comme le montrent Eneida del Hierro et Aurore Lambert de l’AFD (pages 30-34), ainsi que les expériences conduites en la matière au Maroc, en Inde, en Tanzanie ou encore au Mexique (pages 35-38). Pour les petits exploitants agricoles du continent, la mise en place de systèmes d’assurance, dite indicielle, qui permet de faciliter l’indemnisation en cas de mauvais rendement ou d’aléas climatiques, constitue une piste prometteuse (pages 18-21 et 26-29).

S’ils veulent séduire l’Afrique, les assureurs sont au défi d’inventer de nouvelles formes de distribution moins coûteuses. La téléphonie mobile apparait comme un vecteur prometteur, nous explique Frédéric Bouchet, du groupe de courtage d’assurances et de réassurances Gras Savoye (pages 39-41)

Lien vers la publication  -  Francés (fr)

Document Information

Document Type Document
Autor Proparco
Year of Publication 2016
Editor Proparco
Paris, France
Número de Páginas 23
Región / País Global, Africa /
Idioma Principal Francés (fr)
Palabras clave Infraestructura, Micro-assurance, Assurance indicielle, Téléphonie mobile
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